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bouquetin2015

Photos Jmdlr

Le bouquetin des Alpes - Capra ibex ibex, Linné 1758

Une espèce non chassable en expansion.

Description

Originaire d’Europe, cette chèvre sauvage affectionne les milieux rupestres ouverts et sa présence est inconditionnellement liée à l’existence d’escarpements rocheux dans son environnement proche. C'est un grimpeur expérimenté. Le mâle (bouc) mesure entre 75 et 90 cm au garrot pour une longueur comprise entre 1m40 et 1m60. Son poids varie entre 65 et 100 kilogrammes. La femelle (l'étagne) est plus petite et plus fine. Elle mesure environ 75 cm au garrot pour une longueur de 110 cm. Son poids oscille entre 35 et 50 kg. Elle porte des cornes plus minces et plus courtes (30 cm au maximum) que celles du bouc qui peuvent parfois atteindre 1 mètre.

 


Vidéo tournée par M. José Catania
Les parties sombres sur les rochers sont verglacées
Les parois rocheuses sont verticales
Le bruit de fond est occasionné par un vent assez fort

Si cette vidéo n'apparait pas sur votre écran, cliquer ici pour la visionner


Historique et statut

Après avoir failli disparaître de l’arc alpin au début du XXème siècle et suite à sa protection totale et aux opérations de réintroduction, le bouquetin des Alpes accroit ses populations et retrouve progressivement le chemin de son aire géographique originelle.
Le roi Victor Emmanuel II sauve en 1856 les dernières dizaines d’individus présentes dans les Alpes Italiennes en créant la réserve royale de chasse du Grand Paradis. En 1913, prés de quatre vingts ans plus tard, 4000 individus occupent ce massif du Grand Paradis. C’est à cette période que la Suisse procède aux premières opérations de réintroduction avec des sujets issus de cette réserve de chasse qui deviendra le premier parc national d’Europe en 1922. Plusieurs colonies verront le jour et fourniront en bouquetin de multiples opérations de réintroductions partout dans l’arc Alpin.
Le bouquetin est une espèce protégée en France depuis le 17 avril 1981 et l’espèce est reconnue «d’intérêt communautaire» au niveau européen. Une stratégie nationale de conservation est également mise en place visant le développement démographique, géographique et la diversification génétique des populations.
Signalons que le bouquetin des Pyrénées n’a pas eu la même chance et à disparu en 1999.
 
 

bouquetin_paroie_rocheuse
 Photos Jmdlr
 
Son retour dans les Alpes Maritimes

Les premières observations de bouquetins datent du début des années 50, elles concernent quelques individus et sont réalisées aux alentours des cimes de la Cougourde et de l’Agnel. Ces animaux proviennent du noyau réintroduit dans le massif de l’Argentera et fréquenteraient en période d’estive l’ancienne Réserve nationale de chasse du Mercantour devenu depuis Parc National. Actuellement l’effectif est d’environ 300 sujets à l’année pour ce noyau de la Vésubie-Roya, qui évolue au gré des saisons entre le versant italien et le versant français.
Une deuxième population importante se trouve dans la partie Nord-Ouest du Parc National du Mercantour (Haut-Verdon, Haut-Var, Haute-Tinée et Bachelard). 48 Ibex réintroduits entre 1987 et 1994 sont à l’origine de ces noyaux. Un recensement à permis de dénombrer 870 animaux en 2012. Un plan de renforcement génétique a été réalisé en 2005 et 2006, avec le lâcher de 10 femelles provenant du massif de Belledonne et 12 autres provenant de la Vanoise.
Il faut citer une colonisation depuis 2001 par 2 femelles et un mâle aperçus au mois d’avril 2010 (ce jeune mâle est mort au bout de quelques mois malheureusement) dans les gorges du Cians entre Beuil et Pierlas. La population la plus proche est celle du Mounier - Roche Grande, quelques kilomètres plus au nord. La colonisation d'autres massifs se poursuit avec quelques individus sur le massif des Aiguilles de Pelens.
Quelques observations dans le haut Estéron méritent aussi d’être confirmées.



A partir de la mi-novembre le bouquetin fréquente des secteurs caractérisés par de fortes pentes (environ 40°), un bon ensoleillement (exposition sud-sud-ouest) assurant un déneigement rapide ! C’est aussi le moment des premiers comportements du rut. Durant des siècles, on attribua toutes sortes de vertus médicinales à diverses parties du corps du bouquetin des Alpes, ce qui provoqua une chasse effrénée poussant l’espèce à l'extinction dans certaines régions.













bouquetin_de_pied
Photos Jmdlr



Bibliographie


ORMEA Patrick (Parc National du Mercantour), com. pers.
KRAMMER Mathieu site internet sur www.bouquetin-des-alpes.org
WEBER Eric, 1994. - Sur les traces des Bouquetins d'Europe. - Edition Delachaux et Niestlé. 176 p.
Gilles TERRIER et Patrizia ROSSI, 1994. Le bouquetin (Capra ibex ibex) dans les Alpes franco-italiennes : occupation de l’espace, colonisation et régulation naturelles. Travaux Scientifiques du Parc national de la Vanoise, XVIII, 271-288.
DRAGESCO Éric (1995)
« La vie sauvage dans les Alpes » ; Éditions Delachaux & Niestlé
FISCHESSER Bernard (2003)
« La vie de la montagne » ; Éditions de la Martinière

 sanglierb2 23

Photo Jmdlr

 

A l’exception de quelques communes urbaines, le sanglier est présent sur l’ensemble des Alpes-Maritimes depuis le littoral méditerranéen jusqu’aux pelouses alpines.
Sur la bordure côtière, il pénètre localement les zones urbaines à la faveur de vallons encaissés et broussailleux et de différents parcs.
Auparavant, le sanglier était peu abondant dans le département. Toutefois, sous l'effet déjà ancien d'une forte déprise rurale, les espaces naturels se sont progressivement embroussaillés au bénéfice de l'espèce. En effet, le sanglier enregistrait un accroissement sensible de ses effectifs au début des années 1990 comme en témoigne l'évolution des prélèvements cynégétiques.

A la fin des années 1970, le tableau de chasse au sanglier oscillait autour de 900 à 1000 sangliers par an. Il était de 1406 en 1989 et de 2055 en 1990. Le prélèvement a continué de progresser pour culminer à 6855 individus prélevés en 2000 et enregistrer, depuis, un certain tassement. Selon les communes, le tableau de chasse au sanglier  oscille aujourd’hui de quelques individus à plus de 300 sangliers par an.




Afin de limiter son impact sur différentes activités humaines et les problèmes de sécurité publique que pose l'accroissement de ses effectifs,, le sanglier est ainsi classé juridiquement "nuisible" par arrêté préfectoral sur plusieurs communes du sud du département afin d'y appliquer une réglementation spécifique conciliant chasse et régulation de l’espèce. Ce classement permet une régulation à tir plus souple mais n'autorise pas son piégeage.
Ailleurs, son statut d’espèce gibier lui permet d’être chassé durant la période générale d’ouverture et de fermeture.
Le développement du sanglier a suscité un fort engouement chez les chasseurs qui s'est traduit par un nombre croissant de pratiquants intéressés par ce gibier. Aujourd'hui, la chasse en battue du sanglier est celle qui draine le plus grand nombre de chasseurs.

Compte tenu des dégâts commis par cette espèce, la Préfecture des alpes-Maritimes a procédé au classement "nuisible" du sanglier sur la zone littorale et a augmenté les périodes de chasse. Des demandes de battues et de chasse à l'affut à certaines périodes  peuvent être formulées sous réserve d'en effectuer la demande à l'aide des formulaires suivants:

Demande de battue.

Demande d'affût 


EVOLUTION DES PRELEVEMENTS DEPUIS 2006 


sanglier historique

EVOLUTION DES PRELEVEMENTS PAR SECTEURS DEPUIS 2006 

 

sanglier haut pays

 

 

 

sanglier moyen pays

 

 

sanglier littoral

 

REPARTITION DES PRELEVEMENTS PAR UG: cliquer ici

Pour en savoir plus

Lire la fiche "sanglier" de l'Office français de la biodiversité (OFB)

 

chamois2012jmdlr

 

 

Mi-chèvre, mi-antilope, le chamois n'est pas à l'origine une espèce exclusivement inféodée à la haute montagne. Il se rencontre naturellement de quelques centaines de mètre d'altitude à plus de trois mille mètres. L'espèce affectionne tout particulièrement les escarpements rocheux et les fortes pentes plus que l'altitude. Toutefois, la forte pression humaine exercée sur le Chamois et son habitat durant plusieurs siècles ont conduit au maintien des seules populations d'altitude.

La plupart des animaux sauvages de montagne ont développé des adaptations anatomiques et physiologiques particulières pour survivre dans un environnement hostile. Dans le cas du chamois, la taille de son cœur constitue l'une de ses plus remarquables adaptations.
Très volumineux par rapport à son corps (300 à 350 g contre 250 g pour celui de l'homme), il accroît la circulation d'un sang très riche en globules rouges (12 à 13 millions par millilitre) palliant ainsi à la diminution de la pression atmosphérique et donc de l'oxygène. Il lui faut seulement quelques minutes pour gravir mille mètres de dénivelé contre une bonne heure pour un très bon marcheur de notre espèce.

 

Dans les Alpes-Maritimes, le chamois était peu abondant dans les années 1940 se cantonnant surtout aux plus hauts massifs du département. Son renouveau s'amorçait en 1950 avec la création de la réserve nationale de chasse du Mercantour, agrandie plus tard en parc national. Dans le même temps, la création d'autres réserves de chasse et de faune sauvage, l'amélioration de la réglementation de la chasse et la réalisation de lâchers de renforcement ont contribué au développement de l'espèce.

Aujourd’hui, le chamois est présent sur 86 communes des Alpes-Maritimes. Il se répartit depuis les sommets du Mercantour jusque sur des massifs collinaires proches de la Méditerranée. Localement, il évolue à basse altitude dans des habitats où prédomine le chêne vert.

L’espèce est soumise au plan de chasse légal depuis 1989 sur l'ensemble du territoire national avec une application effective en 1990.


chamois_photo2014

 


chamois2010

Évolution spatiale de 1986 à nos jours




PRELEVEMENTS DE CHAMOIS DE 1990 A 2013 DANS LES ALPES-MARITIMES

plan chasse chamois

 

 

plan chasse chamois adulte



plan chasse chamois chevreau

 

 

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plan chasse chamois eterlou

 

 

           

 

            POUR EN SAVOIR PLUS

                  Lire la fiche "chamois" de l'Office français de la biodiversité (OFB) 

 

mouflon2012photo

 

Contrairement aux autres ongulés sauvages présents dans le département, le mouflon méditerranéen n’est pas considéré comme une espèce autochtone. En effet, les différentes populations de mouflons des Alpes-Maritimes sont toutes issues d’introductions conduites entre 1950 et 2003.

Les populations de mouflons des Alpes-Maritimes proviennent d'une série d'opérations d'introductions .                                     

C'est en tout 236 animaux qui ont été lâchés sur 11 sites concernant 10 communes entre 1949 et 1989.                                    
Le département compte aujourd'hui 6 populations distinctes totalisant près de 1395 individus au dernier recensement  (chiffre revu à la baisse depuis).                                    

Il existe 2 noyaux importants en zone de haute montagne dans le massif du Mercantour, deux en zone de moyenne montagne sous influence méditérranèenne (Estéron et Tournairet).

L’espèce occupe des milieux de haute montagne sur le massif du Mercantour et de moyenne montagne sur la vallée de l’Estéron et le massif du Tournairet.

Elle est soumise au plan de chasse légal sur l'ensemble du territoire national.

 

Présent en Corse, en Sardaigne et à Chypre, le Mouflon de Corse est considéré comme un descendant de moutons primitifs, domestiqués à partir de mouflons du Proche Orient, qui ont été introduits sur ces îles méditerranéennes au 6ème ou 7ème siècle avant notre ère. Retournés à l'état sauvage, ces moutons primitifs auraient donné naissance aux mouflons qui peuplent aujourd'hui ces 3 îles.
Dès le 18ème siècle des individus originaires de Corse et de Sardaigne ont été acclimatés dans de nombreux pays européens tout en subissant au passage des croisements avec diverses races d'ovins domestiques et sauvages. Au vu de ces croisements, les populations continentales sont aujourd'hui classées comme Mouflon méditerranéen pour les distinguer des populations insulaires et prendre en compte des différences morphologiques.

Le mouflon se caractérise par une propension limitée à coloniser de nouveaux secteurs en comparaison des autres ongulés sauvages. En effet, malgré un nombre élevé d’individus introduits, il s’est faiblement développé et peu dispersé depuis les sites de lâcher.

L'espèce s’est également révélée moins bien adaptée à la haute montagne comme en témoignent les cas successifs de mortalité d’un grand nombre d’individus lors d’enneigements importants et prolongés. Avec l’arrivée du loup, le mouflon s’est montré très sensible à la prédation et les populations du Mercantour ont accusé une chute de leur effectif durant les premières années. La baisse des plans de chasse et, probablement, une adaptation comportementale de l’espèce semblent à présent se traduire par une stabilisation des effectifs voire un léger accroissement.

 

repartition_mouflon2010

EVOLUTION DES PRELEVEMENTS DE MOUFLONS DANS LES ALPES-MARITIMES



plan chasse mouflon

 

 

 

plan chasse mouflon male

 

 

 

plan chasse mouflon femelle

 

  

mouflon_femelle_photo2014

 

 

plan chasse mouflon jeune 

 

 


mouflon_jeune_photo2014


POUR EN SAVOIR PLUS

Lire la fiche "Mouflon" de l'Office français de la biodiversité (OFB)

 

 

 

cerf combat2015

 

Le Cerf élaphe est la plus imposante des espèces sauvages qui peuplent les montagnes des Alpes-Maritimes. Diverses données attestent de sa présence ancienne dans le département et ce jusqu'au 15ème siècle. Cependant au 19ème siècle, l'espèce n'est plus mentionnée confirmant sa disparition.
Sept opérations de réintroduction, réalisées entre 1954 et 2003, sont à l’origine de son renouveau. L’espèce s’est développée très lentement les premières décennies pour coloniser progressivement différents massifs. Les 2 dernières réintroductions ont favorisé un accroissement plus rapide du fait d'un nombre plus élevé d’animaux lâchés.


Le brame
Si ce terme désigne tout à la fois le cri poussé par les mâles adultes et la période de reproduction de l'espèce, il est la manifestation comportementale la plus caractéristique chez le Cerf élaphe.  Au cours de cette période, les grands mâles essaient de s'accaparer le plus de femelles possible, de défier les concurrents et de repousser les ardeurs de jeunes mâles. Au début de l'automne, puissance des brames, poursuites et combats sont journaliers.
Il n'en demeure pas moins que cette période cruciale dans le cycle biologique de l'espèce requiert une grande tranquillité afin d'éviter d'en perturber son déroulement normal. Localement, l'importance des dérangements humains a conduit au décantonnement des animaux au profit de zones de brame de substitution, plus tranquilles mais de moindre qualité.

 
cerf brame2015
 
 
 


Le Cerf élaphe est aujourd'hui présent sur 85 communes du département. Il évolue depuis le maquis à chêne liège de l'Estérel jusqu'aux pelouses alpines du Mercantour, où il exploite les milieux forestiers et les milieux ouverts. En 1986, le nombre de cerfs était estimé à moins de 500 individus pour approcher les 4000 en 2006. A présent, la répartition de l’espèce permet de différencier 10 noyaux de population dont les effectifs oscillent entre 150 et 1400 animaux. Le cerf est bien représenté dans les Préalpes du Cheiron mais également dans les vallées de la Haute Tinée, du Haut Var et du Haut Cians où les échanges entre ces noyaux mitoyens demeurent réguliers. Sur l’Estérel, les effectifs sont faibles et les possibilités d’extension réduites à cause des infrastructures routières et de l’urbanisation.
Espèce gibier, le Cerf élaphe est soumis au plan de chasse.
cerfm

 

Depuis 1986, la FDC 06 procède au dénombrement des principales populations de cerfs du département durant l'hiver à l'aide de recensements aériens par hélicoptère. Cette méthode s'appuie sur le confinement des cerfs sur des secteurs refuges lors de forts enneigements et consiste à dénombrer les animaux en un seul passage par un survol de leur quartier d'hivernage.
Cette méthode de recensement par hélicoptère présente une grande souplesse d'organisation, offre des conditions d'observations remarquables, réduit les inconvénients des doubles comptages et permet de prospecter de vastes surfaces en peu de temps en s'affranchissant du relief accidenté des sites montagneux.




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PRELEVEMENTS DE CERFS DEPUIS 1986 DANS LES ALPES-MARITIMES

plan chasse cerf




cerf male




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biche2013

 

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cerf jeune

 

CEI






Pour en savoir plus

 

Lire la fiche "cerf" de l'Office français de la biodiversité (OFB)

Consulter le site de l'OFB sur le cerf

Lire la fiche 2 sur le cerf de l'OFB

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